Pour l’Histoire, pour l’Europe, le 7 juin, je voterai socialiste ! 2

L’ami Dagrouik nous livre dans un billet récent son intention de vote aux Européennes de dimanche prochain. Il en profite — une fois n’est pas coutume — pour passer le relai à quelques blogueurs gauchistes dont je suis. Avec quelque retard, essentiellement dû à mon indécision, je lui réponds et envoie ma bouteille à la mer électorale.

Il y a beaucoup de critiques à formuler au Parti socialiste quant à la conduite de cette campagne et l’union d’idées et de candidats qu’il n’a jamais su afficher. La faute à un Manifesto trop timide ? Vraisemblablement. Il ne faut oublier cependant certains facteurs  extrinsèques, comme la pauvreté typique des débats politiques français, toujours savamment restreints au Landerneau national ou aux faux-débats, ou le fait de devoir lutter contre l’habituelle campagne clientéliste de diversion permanente pratiquée par la droite, quand celle-là n’est pas carrément anti-européenne.

Ainsi le citoyen que je suis — critique à l’égard du militant que je puis être par ailleurs — a dû attendre longtemps avant d’entendre ce qu’il attend tous les jours de la gauche : la fin d’un embrouillamini intellectuel et de la lâcheté qui en est la cause, pour enfin nous donner envie de voter pour l’idéal européen.

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November 4th or July 4th? 0

Alors nous y voilà, à ce jour tant attendu par le monde entier (?), lequel monde est tourné ce soir en direction des États-Unis d’Amérique, dans l’attente fébrile de la victoire, qui ne fait à notre avis aucun doute, de Barack OBAMA. Nous verrons bien d’ici maintenant deux ou trois heures, quand les premières estimations fiables (machin Ohio et Floride, etc.) arriveront. Dixit des gens derrière moi.

Là n’est cependant pas vraiment la question pour le pavé, tant nous devons avouer que nous pensons ne pas avoir la même conception du changement que celle qui a fait le leitmotiv de campagne d’Obama (en plus du pouvoir). À preuve les programmes des candidats, habilement escamotés par le principe même des campagnes américaines, basées sur la communication et surtout les images. Cela dit, après huit années d’anti-présidence Bush, il apparait plus que nécessaire d’empêcher qu’un républicain reprenne les clés de la Maison blanche. Histoire d’infléchir un peu la politique américaine, qui fait tant de mal à la démocratie et favorise le retour des obscurantismes et religions. Cela dit, nous doutons de la capacité d’Obama à changer la face du monde. Comme d’autres d’ailleurs. Et nous ne sommes pourtant pas forcément des adeptes de ces autres là non plus.

Tout ça pour dire que le pavé est en ce moment même dans les locaux de la Netscouade, invité (incrusté) par mon camarade Dagrouik, pour cette occasion qui nous permettra au moins de discuter politique, de Ricains et autres joyeusetés de ces moments si particuliers durant lesquels tous sont hypnotisés par l’écran, dans l’attente du résultat.

À plus tard, pour de plus amples nouvelles…