De la différence entre action et acte…
ou comment l’action seule est un processus trop simple et insuffisant pour être réellement efficace, quand l’acte, simplexe et réfléchi, est ce qui devrait guider une pratique politique prévoyante, comme le vivant le fait naturellement pour que notre cerveau pense, nous en rende conscient et nous fasse agir.
Ce billet a une portée double, résultant de deux réflexions qui ont convergé récemment.
S’agissant d’abord, tout dernièrement, de celle relative au « tumulte » provoqué, entre partisans et opposants au désormais fameux No Sarkozy Day, par un communiqué rédigé et publié par un certain nombre de blogueurs (dont je suis). Le landernau de la blogosphère politique en est depuis tout retourné. L’émotion est palpable…
Je me moque gentiment, on l’aura compris, tant il me semble certain que les blogs politiques personnels n’ont qu’une influence réelle négligeable. Ceux qui y voient aujourd’hui une arme efficace se bercent d’illusions.
S’il faut chercher une signification à ce communiqué collectif, malgré le titre volontiers provocateur que j’ai choisi pour ce blog (initialement No No Sarkozy Day), elle ne se trouve évidemment pas dans une volonté de sabordage. Faire passer la démarche pour excessive ou élitiste est de plus tout aussi grotesque que le mot d’ordre de démission. Faux-débats que ces attaques stériles.
Le message est pourtant facile à comprendre : ne pas confondre vitesse et précipitation. Appeler à penser et préparer l’alternative tout en rappelant le choix des électeurs. La volonté est bien celle d’avertir sans frais les « apprentis sorciers » qui sous-estimeraient la puissance de la contre-propagande à venir, alimentée par une communication d’une efficacité extrême.
Au final, on peut retenir l’accusation de vouloir donner une leçon, puisque, de mon point de vue, tel est le cas. En revanche, la déception est grande ― moins mon étonnement ― de nous voir accusés d’en donner… coincés que nous sommes entre conformisme bourgeois et conformisme révolutionnaire. Peu de respect de notre expression, à lire ici ou là les réactions négatives, et contrairement à la première phrase du texte. Au contraire, comme une curieuse impression d’inquisition, dès lors que l’on s’aventure hors de certains sentiers idéologiques. Dur de nos jours de s’affirmer progressiste, à savoir moderne et de gauche.
Il devient ainsi exaspérant de continuer de voir cette “gauche”, tout aussi en colère que moi, continuer de se cacher derrière le petit doigt Sarkozy, quand elle devrait être la plus à même de savoir d’où il vient : d’une France où les syndicats sont impuissants, réduits au seul corporatisme ; une France où les partis politiques sont corrompus, lâches et peu représentatifs ; une France au caractère foncièrement chauvin ; une France conservatrice qu’il faudrait combattre, pour l’intérêt général. Combattre une France profondément injuste qui a enfanté Sarkozy et en a encore vraisemblablement beaucoup d’autres comme lui en réserve.
Bref, tout cela me dérange, m’est étrangement malsain.
Je dis donc que je ne renie en rien ma participation ― même très modeste ― à l’élaboration de ce texte commun. La raison profonde, contre tout conformisme idéologique, est à chercher dans un livre que je viens de clore, suggéré par l’Amour et qui prend un sens particulier quand on rapproche les thèses qui y sont défendues du combat socialiste, à l’aube du XXIe siècle.
Revenons donc, pour finir, à cet ouvrage, que j’invite tout citoyen éclairé ou cherchant à l’être à se procurer, qu’il ait une certaine culture scientifique, soit simplement curieux, ou qu’il vienne ici régulièrement, animé de certaines convictions politiques.
Ce billet est donc surtout l’occasion, dans l’espoir de prolonger le « débat », de faire profiter d’une lecture particulièrement intéressante, notamment pour le sujet qui nous occupe ici : comment agir efficacement en politique ? Ce livre ? La simplexité, d’Alain BERTHOZ (09/2009).
Je reproduis ci-dessous quelques (longs) extraits, choisis parmi une grande part de l’introduction, propice à une compréhension, au moins sous l’aspect de la biologie et du vivant (A. Berthoz est physiologiste) mais pas seulement, du concept de simplexité, ainsi que sur une partie de l’épilogue, propice elle à un début de réflexion fondamentale sur la prise en compte de la simplexité dans toute démarche de rénovation démocratique future, a fortiori pour la transformation sociale et sociétale.
On pourra par ailleurs aller lire l’entretien avec l’auteur, paru dans le Journal du CNRS d’octobre 2009, ou visionner la vidéo en fin de billet.
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INTRODUCTION
Ce livre propose une réflexion sur un nouveau concept : celui de simplexité. Il entend, sous ce terme, désigner l’une des plus remarquables inventions du vivant, qui s’applique à de nombreux niveaux d’activité humaine, de la molécule à la pensée, de l’individu à l’intersubjectivité, et ce jusqu’à la conscience et l’amour.
Le maître mot en ce début du XXIe siècle est celui de complexité. L’économie est complexe, la vie dans les mégalopoles est complexe, les mécanismes de la maladie d’Alzheimer sont complexes. Trouver le bon biocarburant pour remplacer le pétrole est complexe, gérer des familles séparées et permettre à la fois le développement harmonieux d’enfants et la liberté sexuelle des parents est complexe. Nous sommes écrasés par la complexité. Nous appartenons, en outre, à des corps sociaux variés, religieux ou politiques, et vivons écartelés entre de nombreuses identités : citoyens de notre pays, mais aussi de l’Europe, habitants d’un quartier, médecins ou maçons, touristes, patients, clients ou électeurs. Chacune de ces qualités nous encadre, nous impose des comportements, des normes, des habitudes et des habitus, qui nous placent dans un entrelacs de toiles d’araignées sociales et psychologiques sans cesse changeantes, d’une complexité sans égale dans l’histoire de l’homme.
Les théories scientifiques de la matière et du vivant ont aussi à faire face à la complexité des processus naturels. Aucun domaine n’y échappe. La physique cherche depuis longtemps une issue à la complexité. Si elle a atteint un degré général de maturité exceptionnelle, elle doit, confrontée à la complexité, se résoudre aux relations d’incertitude qui définissent les limites mêmes de la connaissance et admettre, par exemple, que l’on ne peut connaître à la fois la position et la vitesse d’une particule.
Pour formaliser la complexité, des savants de toutes disciplines ont créé un Institut de la complexité à Santa Fe aux États-Unis. Le prix Nobel de physique, Murray Gell-Mann, le découvreur des quarks, en est l’un des fondateurs. Son livre Le Quark et le Jaguar résume élégamment la démarche nécessaire pour construire une théorie des systèmes complexes adaptatifs. La métaphore est célèbre: un papillon en Amérique du Sud peut provoquer une catastrophe en Europe. Autrement dit, une loi très simple d’organisation du vivant peut engendrer des structures complexes.
Merveilles et impostures de la simplicité
Face aux défis de la complexité, on voit proliférer les méthodes pour simplifier. Destinées à éviter la folie collective ou individuelle due à l’impossibilité pour notre cerveau de traiter l’immense quantité d’informations nécessaires pour vivre, agir et comprendre, ces méthodes plaquent une simplicité apparente, exprimée par des théories mathématiques ésotériques qui masquent l’incapacité de leurs auteurs à saisir le réel. Ces modèles mathématiques, liés aux intérêts particuliers qu’ils dissimulent, conduisent régulièrement à des drames, comme en témoignent la récente crise financière et la faillite des systèmes bancaires. Autre exemple : pour faciliter la prise de décision, on a tendance à réduire l’homme à des processus logiques et à le modéliser par des théories logico-mathématiques qui simplifient la réalité du vécu. Or, malgré tous ces efforts pour trouver des solutions efficaces, des heuristiques simples qui rendent malins, force est de constater que l’homme d’aujourd’hui est un Thésée perdu dans un labyrinthe, sans fil d’Ariane lui permettant de retrouver sa route. On lui fait croire que la sortie est au bout d’un chemin, mais celui-ci ne mène nulle part. Perdu dans la complexité réelle du monde, conscient de l’ineptie de ces modèles formels, il arrive alors qu’il renoue avec d’antiques croyances et verse dans l’obscurantisme.
Ce besoin de simplifier atteint actuellement toutes les activités. Tous les domaines de la vie sociale et politique, de la médecine, de la science, de la technologie, de la vie quotidienne sont en quête de méthodes ou de principes de simplification. On fabrique des appareils électroniques ou numériques dont on dissimule la complexité par un maniement simple. On remplit les ordinateurs de logiciels énormes en trouvant des moyens pour que l’utilisateur les manipule simplement. On simplifie les feuilles d’impôt, les protocoles médicaux. On simplifie les documents administratifs, on simplifie les procédures pénales pour les accélérer. On fait voter de façon électronique et on donne aux éjecteurs des choix simples entre deux candidats que l’on oppose sur un plateau de télévision. On simplifie la vie des gens en créant supermarchés où ils trouvent tous les produits dont ils ont besoin. Des ingénieurs trouvent des solutions pour simplifier le calcul de fibres optiques (light pipes), des chimistes découvrent des principes simplificateurs concernant les enzymatiques ou cinétiques. Le résultat de cette frénésie de simplification est de produire une complexité accrue. Plus la manipulation des ordinateurs est facile et plus les logiciels sont volumineux. Simplifier coûte.
De nos jours, on a tendance à confondre modernité et simplicité. Face à la prolifération et l’exubérance de l’art baroque, aux fantaisies de l’architecture classique, aux frivoles raffinements des costumes et des robes, le XXe siècle a connu un mouvement de réduction au plus simple des formes et des matériaux. Ce mouvement, illustré par l’influence du Bauhaus, a envahi l’industrie et le design. Il commence heureusement à être contesté et les créateurs de vêtements, par exemple, semblent retrouver le plaisir de jouer - au sens musical du terme - avec les formes et les couleurs, les textures et les rythmes, le corps et les plis du tissu.
L’originalité du vivant
[…] Pour moi, la simplexité est […] d’abord, prioritairement et essentiellement, une propriété du vivant. […] La simplexité n’est pas la simplicité, elle est liée fondamentalement à la complexité avec laquelle elle possède une racine commune. Comme le rappelle fort justement Gell-Mann, « la simplicité renvoie à l’absence (ou quasi-absence) de complexité. Tandis que le premier terme dérive d’un mot signifiant “ce qui ne fait qu’un pli”, le second vient d’un autre signifiant, “plié avec, entrelacé” ».
Les théoriciens de la complexité ont, pour certains, bien identifié ce qui distingue les organismes vivants de la matière inerte. Dans son livre sur la modélisation des systèmes vivants complexes, Bellomo, l’un des théoriciens de la complexité, écrit ainsi : « Bien que les organismes vivants obéissent aux lois de la physique et de la chimie, la notion de fonction ou d’intention (purpose) distingue la biologie des autres sciences naturelles. Ce qui réellement distingue les systèmes biologiques et physiques sont la survie et la reproduction, et les concomitants de la fonction. » Après quoi, il propose une théorie mathématique d’interactions entre « un grand nombre d’entités interagissant qui seront appelées particules actives, ou occasionnellement agents, et qui sont organisées en populations différentes qui interagissent ». Pour intéressante qu‘elle soit, une telle conception de l’action a des limites. Elle n’aborde pas, en effet, ce qui fait l’originalité de l’acte chez les organismes vivants. Nulle part n’est mentionnée l’idée que la vie a trouvé des solutions pour simplifier la complexité. Nulle part n’est évoqué ce phénomène absolument remarquable qui s’est produit chez les vivants : la création de frontières délimitant des espaces clos comme la cellule ou le corps lui-même. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui réduisent le nombre ou la complexité des processus et permettent de traiter très rapidement des informations ou des situations, en tenant compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir, qui facilitent la compréhension des intentions, sans dénaturer la complexité du réel. De mon point de vue, la simplexité est cet ensemble de solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en anticiper les conséquences. Ces solutions ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis, ni des résumés. Posant le problème autrement, elles permettent d’arriver à des actions plus élégantes, plus rapides, plus efficaces. Elles permettent aussi de maintenir ou de privilégier le sens, même au prix d’un détour.
La simplexité est cette complexité déchiffrable, car fondée sur une riche combinaison de règles simples. […]
Simplifier dans un monde complexe n’est jamais simple. Cela demande notamment d’inhiber, de sélectionner, de lier, d’imaginer. J’ai dit ailleurs que le fondement de nos pensées, du développement de nos fonctions cognitives les plus élevées et même les plus abstraites gisait dans l’acte, que le cerveau s’était développé de sorte à pouvoir anticiper les conséquences d’une action, projetant sur le monde ses préperceptions, ses hypothèses et ses schémas d’interprétation. L’originalité du vivant est précisément d’avoir trouvé des solutions qui résolvent le problème de la complexité par des mécanismes qui ne sont pas simples, mais simplexes. On peut donner l’impression que la complexité est réductible à un clic de souris d’ordinateur, que la monde est réellement à portée d’une page de Google, que la solution de grandes maladies psychiatriques sera apportée par la seule découverte de leurs gènes. Cela fonctionne peut-être pour faire marcher une machine à laver, un ordinateur, une billetterie dans une gare, mais cela ne fonctionne plus devant le véritable problème de l’intégration des complexités multiples de notre environnement social, matériel et naturel. En complément des théories de la complexité, il faut jeter les bases d’une théorie de la simplexité qui, d’une certaine façon, contienne de la complexité.
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ÉPILOGUE
L’examen du concept de simplexité appliqué au vivant fait apparaître l’exceptionnelle richesse des mécanismes simplexes mis en place au cours de l’évolution.
[…]
Une conclusion forte se dégage de cet examen. Nous ne pourrons rien comprendre à la nature du vivant si nous nous contentons d’en étudier les éléments, les briques. Il nous faut réintégrer celles-ci dans leur monde, leur Umwelt. Il nous faut remettre l’acte au cœur de la molécule ou du gène, mais pas seulement. Il faut fonder une sorte d’interactionnisme où la pression de l’évolution pour induire des solutions simplexes vient de l’interaction d’organismes vivants avec le monde physique dont ils internalisent les propriétés pour mieux survivre. […] De la même façon, on ne peut comprendre l’individu sans comprendre ses interactions avec autrui, c’est-à-dire l’intersubjectivité. Le philosophe Paul Ricœur a trouvé la belle formule, il parle de « soi-même comme un autre ». Les règles et les lois de la vie sociale sont à l’image des lois de la perception et de l’action, elles sont semblables à celles de la pensée simplexe. Les normes, les règles de l’éthique, de la démocratie semblent compliquer le jeu; en fait, elles simplifient ou du moins rendent possible la vie en société. Elles tentent, souvent sans succès, d’éviter des massacres collectifs.
La recherche de la simplexité dans nos sociétés présente au moins deux écueils majeurs. Le premier est illustré par l’exemple des théories économiques qui, depuis cent ans, prétendent simplifier la vie économique en la régulant par des modèles mathématiques : elles ont au bout du compte dérivé vers un univers virtuel totalement éloigné de la réalité des personnes et du sujet sensible. Le second écueil réside, à l’opposé, dans le fait de réduire la simplexité à une phénoménologie triviale de ce qu’on vit en en faisant une sorte de compromis entre la complexité du monde et des solutions simples telles qu’on en voit commercialisées sur certains sites Web. La simplexité exige beaucoup plus. Elle demande innovation, invention, détour fécond, sélection, prise en compte du passé ou encore anticipation des conséquences de l’action future.
[…]
La notion de simplexité, utilisée par le commerce, la décoration ou l’ingénierie, peut aussi servir dans d’autres domaines de l’activité humaine. L’architecture est un exemple parmi d’autres.
La conscience : une théorie simplexe du réel
La base de notre perception du monde et de nous-mêmes n’est pas seulement l’action, mais l’acte - l’acte avec son intentionnalité, sa mémoire du passé, sa projection vers le futur, la spécification de ce qui nous intéresse dans le monde en fonction de notre Umwelt. La partie essentielle de l’acte est l’anticipation et notre cerveau est essentiellement une machine qui anticipe en créant des probabilités, qui simule la réalité avant d’agir dans le délai très bref qui précède l’action. […] On peut considérer que notre cerveau bâtit un monde virtuel, une sorte de rêve vécu par son double, qui permet la simulation permanente de l’acte et le choix des meilleures solutions ou l’inhibition des actes inutiles. […] Un cerveau humain est créateur de mondes. Ce sont ces processus sous-jacents qui sont la réalité du cerveau. Un tel mode de fonctionnement est essentiellement simplexe, car il affranchit notre machine cérébrale de la réalité complexe du monde en lui permettant de naviguer dans cette simulation virtuelle. Nous sommes conscients lorsque nous rêvons, bien qu’endormis, bien que déconnectés du monde extérieur. La conscience n’est donc rien d’autre que cette réalité interne renouvelée sans cesse pour préparer, émuler, simuler l’acte. Elle est ce projecteur de la conscience qui éclaire de son faisceau.
La simplexité, c’est…
La simplexité est une façon de vivre avec son monde. Elle est élégance plutôt que sobriété, intelligence plutôt que logique froide, subtilité plutôt que rigueur, diplomatie plutôt qu’autorité. La simplexité est florentine, elle anticipe plutôt qu’elle ne réagit, elle impose ses lois et ses grilles d’interprétation, elle est tolérante. Elle est adaptative plutôt que normative ou prescriptive, probabiliste plutôt que déterministe. Elle tient compte du corps ému autant que de la conscience claire, elle tient compte du contexte. La simplexité est intentionnelle, elle respecte l’énergie, mais, parfois, en consomme. Elle tient compte du temps vécu, elle part du sujet, elle permet le changement de point de vue, la création, elle autorise la tolérance qui est opinion maîtrisée. Voilà, en somme, ce qu’est la simplexité pour moi ; au lecteur de juger.
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L’analogie avec les hommes est presque triviale. Les voir comme des particules élémentaires des systèmes sociaux est évidente, et songer à la simplexité pour considérer et agir sur l’efficacité des interactions entre particules et groupes de particules semble s’imposer.
En cela, je vois sous un regard neuf l’impuissance chronique d’une certaine gauche autoproclamée traditionnelle, authentique ou encore vraie, et que je préfère pour ma part qualifier d’archaïque, à dépasser le simple stade de l’opposition véhémente, pour mieux ne pas avoir à défendre ce qu’elle propose.
Certes, il n’est pas dans mon propos de nier la possibilité d’une révolte. Seulement, le problème que nous abordons se posera tout autant dans ce cas là : serions-nous simplexe au moment de rebâtir ? J’en doute avec de tels avatars. Aussi, notre démarche reste-t-elle celle de l’approche douce, dans l’espoir d’aboutir à une démocratie revisitée. Tout cela dans un esprit simplexe.





Merci pour cet article qui me fait découvrir la simplexité. Les extraits choisis sont un régal.
Votre définition personnelle de la simplexité est intelligent et élégante. Et oui, c’est aussi un outil précieux pour une action efficace en politique.
Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec certains enseignements que j’ai tirés de ma formation en PNL. Je me demande même si ce sujet n’a pas été abordé en cours, même si j’avais oublié le nom
(°_^…
Passage (ou Mme Blanche), merci pour ton commentaire. PNL = programmation neurolinguistique ? Il faudra m’éclairer.
Cela dit, vous avez bien compris le sens du billet : l’efficacité politique. Je veux croire que l’avenir donnera raison à des gens comme Berthoz…
« La simpléxité, telle que je l’entends, est l’ensemble des solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en projeter les conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir. Ce ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis ou des résumés. Ce sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus élégantes, plus efficaces. » (A. B.)
Pour Moi, c’est un peu la définition de la programmation neurolinguistique telle que je l’ai comprise… Avec la compréhension de la nécessité de la projection dans le futur avant d’engager une action pour en prévoir les effets.
Et oui, cette approche, tous ces outils permettent d’aborder la politique d’une autre manière.
“Les règles et les lois de la vie sociale sont à l’image des lois de la perception et de l’action, elles sont semblables à celles de la pensée simplexe”
J’en suis persuadée
Tu peux m’appeler comme tu veux
(°_^…