Plutocracy vs. Democracy
« Plutocracy is rule by the wealthy, or power provided by wealth. The combination of both plutocracy and oligarchy is called plutarchy.
In a plutocracy, the degree of economic inequality is high while the level of social mobility is low. This can apply to a multitude of government systems, as the key elements of plutocracy transcend and often occur concurrently with the features of those systems.
The word plutocracy (Modern Greek: πλουτοκρατία - ploutokratia) is derived from the ancient Greek root ploutos, meaning wealth and kratein, meaning to rule or to govern. » in Wikipédia
Nous avons vu… et apprécié !
Nous avons apprécié de voir et constater, par moult exemples et témoignages, qui siéent très bien au style documentaire, que le denier film de Michael Moore, que j’étais récemment invité à visionner en avant-première, montre combien la société américaine a en réalité tous les atours détestables d’une ploutocratie. Que la démocratie y est si subtilement muselée et détournée. En cela, l’ouverture du film, sur une mise en perspective avec la Rome antique et les raisons de sa chute, est pertinente de similitude, au fur et à mesure que le visionnage progresse.
Afin d’éviter les redites, on ira donc lire avec intérêt l’excellent résumé qu’en a fait l’ami menchevik d’intox2007. Y découvrir l’explosif — et inhumain — tableau de la société capitaliste américaine dépeint par Moore ; comprendre qu’il résulte de l’attaque continue, par des Reagan, Bush ou encore Clinton, du modèle de l’état providence, suivant une logique de dérégulation destructrice — que je n’appelle pas libéralisation à dessein —, avec le double objectif de concentration du pouvoir et de casse des contre-pouvoirs, dont le premier d’entre-eux : le syndicalisme.
On regrettera que Michael Moore prenne plusieurs fois comme référence historique l’Europe, tant cette dernière fait preuve du même atavisme économique. N’ayons donc pas d’illusion en la matière, notamment en regardant notre pays, une ploutocratie si naturelle, comme en témoigne le récent épisode Jean Sarkozy, attracteur médiatique étrange d’une pourtant si évidente oligarchie.
Le message de conclusion est tout à la fois optimiste ou pessimiste, au choix et en fonction de l’activisme que tout un chacun choisira de mettre en œuvre. Toujours est-il que Michael Moore, avouant sa fatigue, nous invite à répondre à cette question que tout citoyen qui se respecte se doit de se poser, plus encore à l’heure actuelle : « que puis-je faire ? »
Allez voir ce document et répondez ensuite à la question !
[Edit du 4/11 : On ira aussi lire avec intérêt les longs résumés de Abadinte et Seb Musset.]





