Archive for June, 2009

N. Sarkozy aurait promis en 2008 que toute la lumière serait faite sur l’attentat de Karachi 2

Karachi : qui a franchi la ligne j@une ?
extrait de ligne j@une, émission publié(e) le 30/06/2009 par @SI

Le 8 mai 2002, un attentat-suicide contre un bus tue quatorze personnes, dont onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN), à Karachi au Pakistan. Sept ans plus tard, la piste islamiste est écartée et une affaire d’Etat semble bien se dessiner dans les tortueux méandres du dossier d’instruction.

L’émission (77′) est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.



Pour les éclairer, et tenter de discerner les lignes jaunes à ne pas franchir dans ce délicat exercice de compréhension, nous avons réuni sur notre plateau deux journalistes : Fabrice Arfi, co-auteur pour Mediapart d’un article qui pointait dès septembre le scandale, et Nicolas Beau, rédacteur en chef de Bakchich.info, plus sceptique quant à la thèse du secret d’Etat.

Ils font face à Magali Drouet, fille d’une victime de l’attentat et porte-parole du collectif des familles des victimes.

Avant de plonger dans notre émission, nous ne saurions trop recommander aux néophytes qui n’ont suivi l’affaire que de loin la lecture de notre dossier, ou de cet article d’Hervé Gattegno du Point, qui résumait déjà en décembre l’état des investigations et des connaissances sur la nouvelle thèse surgie dans cette affaire.

Voici également quelques informations sur trois des acteurs du dossier, abondamment cités durant l’émission.

Lire la suite chez @rrêt sur images…

Dossier chez @si sur l’attentat de Karachi

 

KARACHI

 

 







Comprendre le pouvoir //
Repenser le Watergate
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Avertissement : 3e morceau choisi de l’incontournable « Understanding Power » (Aden éditions, Bruxelles, 2005), recueil d’entretiens échangés avec Noam Chomsky, à l’occasion de diverses conférences et colloques. Les notes du livre, indicées dans le texte, sont disponibles en intégralité et gratuitement sur http://www.understandingpower.com/ (en anglais). À elles seules, elles sont plus volumineuses que l’ouvrage lui-même et témoignent de la méthode du scientifique, faisant appel à la maîtrise d’une énorme quantité d’informations factuelles pour étayer ses démonstrations, faites d’exemples concrets et documentés plutôt de discussions abstraites. L’espoir est de fourbir au lecteur-citoyen, quel qu’il soit, les armes d’une réflexion critique autonome.

Notre motivation à la publication de cette série d’extraits, qui sont mis en ligne régulièrement sur ce blog, est à la prise de conscience de la réalité du fonctionnement d’un monde que nombre de citoyens et personnages politiques ont peine à accepter et qui est pourtant le nôtre. L’importance du militantisme, la compréhension du rôle des médias, la perversion politique et les enjeux de pouvoir tels qu’ils sont révélés par Chomsky doivent faire prendre conscience de l’omniprésence des rapports de domination à visée hégémonique qui minent nos démocraties.


Aujourd’hui, nous avons choisi de livrer l’analyse de Chomsky sur le scandale du Watergate. Car cet épisode sensationnel de l’histoire américaine — l’unique démission d’un président américain, Richard Nixon —, que tout un chacun croit connaître pour y voir un exemple flatteur du pouvoir médiatique outre-atlantique, n’en demeure pas moins une illustration exemplaire d’illusion de démocratie qui cache une réalité bien plus complexe. Ainsi, Chomsky nous invite au relativisme en considérant les agissements des détenteurs du pouvoir de l’époque et leur programme secret de contre-espionnage le Counterintelligence Program, autrement plus condamnable et pourtant soigneusement occulté par l’affaire du Watergate bien qu’ayant été révélé au même moment. La raison est sans appel : Nixon est tombé par les élites qui naguère le soutenaient parce qu’il est revenu sur les Accords de Bretton Woods, qui assuraient aux États-Unis le rôle enviable de « banquier du monde ». Le cambriolage du Watergate n’aura ainsi été qu’un prétexte et l’occasion rêvée de se débarrasser de Nixon.

L’analyse de Chomsky est à rapprocher des révélations explosives sur les attentats de Karachi (Pakistan) en 2002 — une époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur de Jean-Pierre Raffarin. Les faits remontent cependant à 1995 et au financement de la campagne électorale d’Édouard Balladur, ex-candidat malheureux à l’élection présidentielle avec, pour directeur de campagne, le même Sarkozy. On se gardera bien évidemment de faire avec le Watergate d’autre parallèle que celui d’une affaire propre à ébranler le plus haut sommet d’un État. Mais, à l’heure où les références historiques commencent à fleurir sur Internet, on invitera les journalistes à continuer de faire preuve de la plus grande exigence dans leur recherche de la vérité. Derrière ces révélations est en effet mis à jour un système puissant qui n’est pas l’apanage des seuls mafieux et qui n’aura de cesse de se défendre et, derrière lui, l’oligarchie qui le sous-tend. Il est à prévoir que la manipulation des masses va jouer à plein dans les prochaines semaines : d’abord le cynisme, ensuite la diversion et bientôt le secret défense seront vraisemblablement opposés aux curieux. Il s’agira aussi au gardien de la république bananière de faire mieux que ses agitations psychopathologiques habituelles.


Au delà de la pantalonnade, une question de pose tout de même : la France est-elle aussi pourrie que les États-Unis ?




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Comprendre le pouvoir //
Légitimité dans l’Histoire
2

Avertissement : 2e morceau choisi de l’incontournable « Understanding Power » (Aden éditions, Bruxelles, 2005), recueil d’entretiens échangés avec Noam Chomsky, à l’occasion de diverses conférences et colloques. Les notes du livre, indicées dans le texte, sont disponibles en intégralité et gratuitement sur http://www.understandingpower.com/ (en anglais). À elles seules, elles sont plus volumineuses que l’ouvrage lui-même et témoignent de la méthode du scientifique, faisant appel à la maîtrise d’une énorme quantité d’informations factuelles pour étayer ses démonstrations, faites d’exemples concrets et documentés plutôt de discussions abstraites. L’espoir est de fourbir au lecteur-citoyen, quel qu’il soit, les armes d’une réflexion critique autonome.

Notre motivation à la publication de cette série d’extraits, qui seront mis en ligne régulièrement sur ce blog, est à la prise de conscience de la réalité du fonctionnement d’un monde que nombre de citoyens et personnages politiques ont peine à accepter et qui est pourtant le nôtre. L’importance du militantisme, la compréhension du rôle des médias, la perversion politique et les enjeux de pouvoir tels qu’ils sont révélés par Chomsky doivent faire prendre conscience de l’omniprésence des rapports de domination à visée hégémonique qui minent nos démocraties. Nous avons aussi, à travers la publication de ces entretiens, l’ambition de faire passer un message aux partis politiques de gauche et au premier d’entre-eux, le Parti socialiste : c’est maintenant que 2012 doit se préparer !

Aujourd’hui, une évocation de la légitimité des nations, que Chomsky nous invite à scruter sous l’angle historique, prenant exemple des États-Unis et de l’Europe, pour démystifier la pseudo-particularité d’Israël dans le monde,  rappelant certaines vérités peu glorieuses qui expliquent la domination occidentale actuelle, d’ailleurs de plus en plus contestée. Au-delà de la démystification, ce passage est une forme de réponse personnelle au rendez-vous historique manqué, au sortir d’une élection européenne catastrophique pour la gauche européenne. On ne saurait que trop conseiller au Parti socialiste, plutôt que de se perdre en conjecture sur la désignation de son candidat pour 2012 , de lancer dès maintenant le débat du dépassement du capitalisme — en vue de la préparation de son projet — plutôt que de procrastiner.

En aparté et en lien avec l’actualité, nous relayons l’appel à nos parlementaires de boycotter la mascarade monocratique du 22 juin.

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Pour l’Histoire, pour l’Europe, le 7 juin, je voterai socialiste ! 2

L’ami Dagrouik nous livre dans un billet récent son intention de vote aux Européennes de dimanche prochain. Il en profite — une fois n’est pas coutume — pour passer le relai à quelques blogueurs gauchistes dont je suis. Avec quelque retard, essentiellement dû à mon indécision, je lui réponds et envoie ma bouteille à la mer électorale.

Il y a beaucoup de critiques à formuler au Parti socialiste quant à la conduite de cette campagne et l’union d’idées et de candidats qu’il n’a jamais su afficher. La faute à un Manifesto trop timide ? Vraisemblablement. Il ne faut oublier cependant certains facteurs  extrinsèques, comme la pauvreté typique des débats politiques français, toujours savamment restreints au Landerneau national ou aux faux-débats, ou le fait de devoir lutter contre l’habituelle campagne clientéliste de diversion permanente pratiquée par la droite, quand celle-là n’est pas carrément anti-européenne.

Ainsi le citoyen que je suis — critique à l’égard du militant que je puis être par ailleurs — a dû attendre longtemps avant d’entendre ce qu’il attend tous les jours de la gauche : la fin d’un embrouillamini intellectuel et de la lâcheté qui en est la cause, pour enfin nous donner envie de voter pour l’idéal européen.

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